Archives de la catégorie 'News'

18
juil

SAUVAGE ET BEAU

Il restera pour toujours Daniel Chatman, le héros de Rue barbare, fleuron du film d’action français des années 80. Mais Bernard Giraudeau n’était pas qu’un acteur : c’était un véritable aventurier au sens le plus noble du terme. Impact se devait de rendre hommage à ce baroudeur, emporté par la maladie le 17 juillet à l’aube alors qu’il n’avait que soixante-trois ans.

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Quand il explose au début des années 80, Bernard Giraudeau incarne le gentil séducteur, le gendre idéal, le jeune premier chéri du cinéma français. Pourtant, on sent que cette apparence trop lisse abrite quelque chose de plus trouble : le ton de sa voix, très caressant, adopte parfois une dureté surprenante, son regard velouté peut devenir glacial en un battement de cil, ses mouvements sont ceux d’un fauve en cage et son sourire enjôleur est celui d’un conquérant. Les filles craquent devant son aisance virile et sa sensibilité à fleur de peau qui évoque à la fois Delon et Belmondo, d’autant que l’animal est fort bel homme. Normal : elles ont compris que ce grand romantique vend des rêves romanesques et qu’il possède un vécu, ça se lit dans ses yeux. Elles n’ont pas tort. Natif de la belle et rebelle porte océane de La Rochelle, là où Alexandre Dumas fit s’affronter ses mousquetaires et les troupes de Buckingham et d’où partirent les navires corsaires du Premier Empire, Bernard est petit-fils de cap-hornier et fils de militaire. Il répond à l’appel du large dès ses seize ans : la tête pleine des romans de Conrad, Melville et Stevenson et des lettres que son père lui envoie d’Indochine et d’Algérie, il s’engage dans la Marine et passe plusieurs années à sillonner les mers à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc et de la frégate lance-missiles Duquesne. Il accomplit ainsi deux tours du monde, durant lesquels il rédige un carnet de bord relatant ses escales et ses traversées, ses rencontres de ports en tripots où se croisent marins et prostituées, aventuriers et indigènes. Ces récits, il en fera bien des années plus tard le cœur de son recueil Le Marin à l’ancre.
Lorsqu’il remet le pied sur la terre ferme à l’âge de vingt-deux ans, c’est pour s’embarquer pour un autre voyage : il rejoint une troupe de théâtre itinérant, ce qui le conduit à intégrer le Conservatoire afin de perfectionner un art dont il ne pouvait que s’éprendre tant il lui permet d’explorer ses horizons intimes et d’alimenter sa rage de vivre. Il en sort avec un premier prix de comédie classique et moderne et tient son premier (petit) rôle au cinéma dans l’un des plus fameux polars du bis italien, La Poursuite implacable (Revolver) de Sergio Sollima, puis croise Gabin, Delon et Depardieu chez Giovanni (Deux hommes dans la ville), Dewaere chez Boisset (Le juge Fayard dit le Shériff), Delon encore dans Le Toubib. Mais on le voit surtout dans d’inoffensives bluettes, qu’elles soient tendres (Moi, fleur bleue), comiques (Et la tendresse bordel) ou érotiques (Bilitis et ses nymphettes floues). Le succès de La Boum et de Viens chez moi, j’habite chez une copine font de lui une vedette populaire, ce qu’il ne vit pas très bien. Il décide alors de briser l’image glamour que le cinéma lui a façonné un peu malgré lui.
Ainsi, il est amoureux d’une jeune femme malade au physique ingrat dans Passion d’amour (où l’uniforme d’époque lui sied à merveille) et joue les tombeurs cyniques et manipulateurs dans le très hot L’Année des méduses, avant d’enchaîner une série de films d’action qui font de lui le rival de Patrick Swayze dans le cœur des fans de castagne. Il venge l’honneur d’une petite chinoise violée par son ancien chef de gang dans Rue barbare, part en cavale menotté à Gérard Lanvin dans Les Spécialistes, affronte des guerilleros boliviens dans Les longs manteaux… Qu’il exhibe ses muscles ou qu’il fasse parler la poudre, Giraudeau en impose et tout dans son jeu trahit l’homme hanté par ses démons. Il trouve d’ailleurs l’un de ses meilleurs rôles en flic alcoolique succombant au charme d’une gamine paumée dans le fascinant Poussière d’ange.

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Sa carrière se fait alors plus discrète. Il privilégie des rôles ambigus où son charisme naturel bouffe l’écran, notamment en homosexuel prédateur dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes et en gendarme traquant le serial-killer Francis Heaulme dans le téléfilm Dans la tête du tueur. Des voyages intérieurs qui n’ont en rien entamé sa passion pour ceux vécus dans les grands espaces : il réalise Les Caprices d’un fleuve, superbe épopée lyrique où il s’octroie le personnage principal, celui d’un humaniste gouvernant une colonie africaine. La mer et l’aventure, Bernard aura ça dans le sang jusqu’à la fin de sa vie, alors qu’il a décidé d’apprivoiser le cancer qui le ronge plutôt que de le combattre : il incarne le général Leclerc pour le petit écran, tourne les pages de ses Carnets de voyage en réalisant des documentaires en Amazonie et aux Philippines et se plonge dans l’écriture en puisant dans ses souvenirs de marin. L’Empire du tigre lui offre son dernier rôle, celui d’un vétéran de la Guerre de 14-18 devenu propriétaire terrien en Indochine, et il est présent à Brest aux côtés du ministre de la Défense et du chef d’état-major de la Marine nationale pour la réouverture fin 2009 de la célèbre école des mousses dont il est le parrain.
Trois jours avant sa mort, ses élèves défilent sur les Champs-Elysées. Un bel adieu à cet homme admirable parti trop jeune, à ce lion rugissant dévoré par la pire des salopes. Il va cruellement nous manquer. Vaya con Dios, amigo.

24
avr

John Milius fait de Mickey Rourke son Genghis Khan

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En plus des deux projets de séries sur lesquels il travaille en tant que scénariste (Aztec et Pharaoh), John Milius a aussi trouvé le temps d’écrire un film consacré à Genghis Khan. Un rêve cher à son cœur (Subotai, le frère d’armes de Conan, tire son nom de celui d’un des généraux du seigneur Mongol, à qui la première scène de L’Aube rouge faisait directement référence) qui, fut une époque, intéressa beaucoup Steven Seagal, et qui ressurgit aujourd’hui puisque Mickey Rourke vient d’annoncer qu’il avait lu le script et qu’il souhaitait interpréter le personnage. Non, c’est vrai : l’acteur, même s’il joue un Russe dans Iron Man 2, n’a pas forcément le physique d’un cavalier des steppes, mais après tout, John Wayne ne l’avait pas non plus (il fut le Khan dans les années 50), et Jake Gyllenhaal n’a rien d’un prince de Perse. La (très) bonne nouvelle, c’est que le film sera mis en scène par Milius lui-même, qui n’a plus rien réalisé pour le cinéma depuis Flight of the Intruder il y a vingt ans, malgré un passage par le petit écran avec le formidable Rough Riders six ans plus tard (sans oublier bien sûr Rome, dont il fut scénariste/ producteur). Rourke semble en tout cas très motivé par l’entreprise : « J’ai lu le scénario et, vous savez, John est réputé pour son style très viril, c’est à lui qu’on doit Conan, Dirty Harry et Apocalypse Now. Ca va être très intéressant de voir comment il travaille derrière la caméra. L’histoire est racontée du point de vue du fils et du petit-fils de Genghis Khan, qu’on verra donc dans des flash-backs alors qu’il avait une quarantaine d’années. Ce qui, à l’époque, était considéré comme un âge très avancé ». Le tournage, qui devrait avoir lieu en Inde et en Chine, impliquera forcément nombre de scènes à cheval, avec du tir à l’arc sur une monture lancée à plein galop : « Je suis déjà monté à cheval », poursuit Rourke, « donc ce n’est pas un problème. D’ailleurs, je suis plus doué pour monter à cheval que pour conduire une voiture ! Genghis Khan est une figure passionnante, ce type était un mystère : il est lié à autant de mythes que de faits historiques, et c’est d’ailleurs là-dessus que Milius a basé son script. Ca va être un rôle fascinant à interpréter ». On terminera en vous conseillant, en guise de hors-d’œuvre, la lecture de la saga consacrée au légendaire guerrier d’Asie Centrale par Conn Iggulden et dont les deux premiers tomes, Le Loup des plaines et Le Seigneur des steppes, sont parus aux Presses de la Cité.

15
fév

Nicolas Winding Refn : Road Warrior

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Le réalisateur du magnifique Guerrier silencieux (en salles le 10 mars) ne cesse d’enchaîner les projets. Malheureusement, certains ne verront pas le jour : ainsi, ce ne sera pas sous sa direction que se tourneront la nouvelle adaptation de Dr. Jekyll & Mr. Hyde avec Keanu Reeves, ni The Dying of Light, écrit par Paul Schrader et prévu pour Harrison Ford. Refn va donc s’attaquer à Drive (prévu un temps pour Neil Marshall et Hugh Jackman), un polar à la Fast & Furious situé à Los Angeles et mettant en vedette Ryan Gosling, avant de s’envoler pour Bangkok afin d’y mettre en boîte Only God Forgives (censé cumuler sa passion pour le western et…la cuisine asiatique !) et de revenir aux USA, mais cette fois à Miami, pour I Walk With the Dead. Dommage, toutefois, qu’il ait choisi après lecture du script de ne pas se charger du revival de Conan

15
fév

Kevin Costner entre en guerre

Alors qu’on attend toujours que son dernier film en tant qu’acteur, le thriller surnaturel The New Daughter, soit distribué en France (il le sera sans doute en DTV, sachant qu’il n’est sorti que dans quelques salles américaines), Kevin Costner vient d’annoncer qu’il retournait (enfin) derrière la caméra pour mettre en scène A Little War of our Own. Et même s’il ne s’agit pas, sur la forme, d’un western, ce sera quand même le cas puisqu’il y interprétera le shérif d’une petite ville américaine qui, pendant la seconde guerre mondiale, tente de maîtriser la violence qui s’empare des lieux. Plus étrange, l’autre protagoniste du récit sera le commandant de bord d’un U-Boat allemand (et pas forcément Christoph Waltz, contrairement à ce que prétend la rumeur). Possible donc que le récit (écrit par Dan Gordon, le scénariste de Wyatt Earp et de la série Soldier of Fortune) établisse un parallèle entre ce qui se passe sur terre et sous l’océan (à moins que l’action se déroule dans un port de pêche envahi par l’équipage d’un sous-marin nazi, allez savoir). « C’est un projet que nous rêvons de monter depuis des années », raconte Armyan Bernstein, patron de Beacon Pictures et déjà producteur exécutif d’Open Range, Coast Guards, Treize jours et Pour l’amour du jeu. « Les thèmes en sont immortels : la guerre, la paix, la réconciliation. Et ce sera épique, comme toujours avec Kevin ». Par ailleurs, Costner devrait tenir le rôle principal de Learning Italian, une comédie d’espionnage réalisée par son frère d’armes Kevin Reynolds. Bref, après Danse avec les loups, Postman et Open Range, le dernier grand cinéaste classique américain remonte enfin en selle !

19
jan

Mel Gibson parle de VIKINGS

Tournage prévu en automne pour Vikings (titre très provisoire), le projet chéri de Mel Gibson que devrait interpréter Leonardo Di Caprio (dans le rôle d’un Anglais). En attendant que William Monahan (Kingdom of Heaven) termine son script, le réalisateur de Braveheart et d’Apocalypto a donné quelques précisions sur la nature du projet : « Je pense que les acteurs parleront l’anglais et le nordique du 9e siècle. Je veux du réalisme. L’idée d’un grand film épique sur les Vikings m’est venue quand j’avais seize ans et que je voulais devenir réalisateur. Et je veux que mes Vikings vous fassent chier dans votre froc ! ». Autant dire que ça risque fort d’être barbare…

06
jan

Sam Mendes au service secret de Sa Majesté

Après le Suisse Marc Forster, c’est à nouveau à un réalisateur britannique que devrait être confié le 23e James Bond, qu’on ne verra pas avant 2011 : Sam Mendes passe donc du mélo à la Douglas Sirk (Les Noces rebelles) à l’espionnage, occasion pour lui de retrouver Daniel Craig, qu’il avait déjà dirigé dans Les Sentiers de la perdition. Le tournage pourrait commencer en juin, et la vente de MGM, le studio producteur du film, ne devrait pas le remettre en question. Avec Mendes aux commandes, une chose est sûre : fini le montage épileptique à la Jason Bourne employé sur Quantum of Solace !

15
sept

VAYA CON DIOS, AMIGO

Même si on le savait en danger, la nouvelle de la mort suite à un cancer de Patrick Swayze, survenue le 14 septembre alors qu’il n’avait que 57 ans, vient de briser le cœur de tous ceux dont l’adolescence restera à jamais liée aux années 80. Pas seulement grâce à Dirty Dancing, mais aussi à des rôles où son autorité naturelle et ses talents d’athlète firent merveille, que ce soit en grand frère du Brat Pack d’Outsiders de Francis Ford Coppola, en membre du commando de Retour vers l’enfer de Ted Kotcheff, en chef des Wolverines dans L’Aube rouge de John Milius, en officier Sudiste dans la série Nord et Sud, en videur de bar adepte des arts martiaux dans Roadhouse de Rowdy Herrington, en policier vengeur dans Un Flic à Chicago de John Irvin ou en surfeur hors-la-loi dans Point Break de Kathryn Bigelow. Après que La Cité de la joie ait échoué à faire de lui un comédien « de prestige » (il y était pourtant magnifique), sa carrière prit un virage moins glorieux, même si Green Dragon, Black Dog, Donnie Darko, George et le dragon et le téléfilm Allan Quatermain et la pierre des ancêtres sont là pour prouver qu’il n’avait rien perdu de son charisme. On espère le voir un jour en France dans son dernier rôle, celui d’un agent du FBI dans la série The Beast, mais il sera désormais impossible de revoir la scène finale de Point Break sans être submergé par une grande vague d’émotion.

MAJ : Les trois premiers épisodes de la série The Beast ont été diffusés sur Paris Première le 16 septembre.

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02
sept

LES 3D MOUSQUETAIRES

On n’a rien contre une nouvelle version hollywoodienne des Trois mousquetaires, mais pour ce qui est de la prochaine, il est permis d’avoir un doute puisque c’est Paul W. S. Anderson (Event Horizon et Soldier, certes, mais aussi Resident Evil et AVP) qui la réalise, et en 3-D, en plus ! Adaptée par Andrew Davies, spécialiste des mélodrames costumés de la BBC (et accessoirement scénariste des Bridget Jones), l’œuvre d’Alexandre Dumas semble inspirer Anderson : « Nous allons moderniser Les Trois mousquetaires, mais ça restera un film d’époque », a-t-il déclaré. « En revanche, les corsets et les chapeaux à plume ne seront pas au centre de l’intrigue. Notre version en mettra plein les yeux, avec de l’action, de la romance et de l’aventure ». Ce qui était déjà le cas dans les films de George Sidney en 1948, de Richard Lester en 1973 ou même de Stephen Herek vingt ans après, mais ça, Anderson n’a pas l’air de s’en souvenir (ou ne les a pas vus). Le tournage est envisagé en France et en Allemagne, pour une sortie prévue en 2011. Reste à espérer que le réalisateur de Death Race nous collera Jason Statham en Athos mais pas Milla Jovovich en Milady !

31
août

SPIELBERG : A L’ABORDAGE !

On sait qu’il arrive souvent à Steven Spielberg d’annoncer des projets et de les reporter (voir de ne pas les tourner), mais celui-là, on prie très fort pour qu’il se fasse : Pirates Latitudes est un roman posthume de Michael Crichton, où un pirate nommé Hunter s’associe avec le gouverneur de la Jamaïque pour voler un trésor conservé à bord d’un galion espagnol (le livre sera publié en novembre). Adapté par David Koepp (Jurassic Park), le film n’aura rien à voir avec Pirates des Caraïbes, même si Hunter semble un personnage idéal pour lancer une nouvelle franchise à la Indiana Jones. Il y a de fortes chances pour que Spielberg ne se contente pas de le produire mais réalise lui-même le projet, d’autant qu’il a récemment manifesté le désir de s’attaquer au swashbuckler. Pour se faire pardonner Hook ?

11
août

WOLVERINES !

Alors que son tournage doit démarrer courant septembre dans le Michigan, le remake de L’Aube rouge (dans lequel John Milius n’est pas impliqué) produit par Contrafilm (Coast Guards) et mis en scène par Dan Bradley (réalisateur de seconde équipe sur Quantum of Solace) continue d’étoffer son casting avec un commando de jeunes valeurs montantes, comme ce fut le cas pour l’original. Ainsi, Patrick Swayze (Jed Eckert) cède la place à Chris Hemsworth (Star Trek, A Perfect Getaway, Thor), Charlie Sheen (son frère Matt) à Josh Peck (The Wackness), Jennifer Grey (Toni Mason) à Adrianne Palicki (Friday Night Lights), Lea Thompson (sa sœur Erica) à Isabel Lucas (Transformers 2), C. Thomas Howell (Robert) à Josh Hutcherson (Voyage au centre de la terre 3-D), Darren Dalton (Daryl) à Connor Cruise (le fils adoptif de Tom) et Brad Savage (Danny) à Edwin Hodge (All the Boys Love Mandy Lane). Quant au rôle du pilote de chasse tenu par Powers Boothe, il pourrait être confié à Kurt Russell. Le script, rédigé par Carl Ellsworth (le remake de La Dernière maison sur la gauche) sur une histoire de Jeremy Passmore (celui de Portés disparus) mais actuellement révisé par Tony Gilroy (la franchise Bourne), n’aurait en fait pas grand chose à voir avec celui de Milius si ce n’est dans les grandes lignes, et ne serait pas tendre avec l’administration Bush. Quant à la nationalité des envahisseurs, c’est sans doute du côté de l’Asie qu’il faut la chercher. En attendant de savoir qui remplacera William Smith, Harry Dean Stanton et Lane Smith, laissons le mot de la fin au scénariste Carl Ellsworth : « Le ton du film sera très intense, ancré dans l’Amérique post-11 septembre. L’Aube rouge a fait très peur aux gens en 1984, et nous vivons aujourd’hui dans un monde hanté par la paranoïa, alors pourquoi ne pas en profiter pour leur refoutre la trouille ? »…