15
juil
12

RIO LOBO/STAGECOACH (Jerry Goldsmith, La-La Land)

stagecoach_lllcd1215rio_lobo_lllcd1221

Déjà édités respectivement par Prometheus et FSM il y a une dizaine d’années, deux des partitions western les moins connues de Jerry Goldsmith refont surface dans des versions améliorées, que ce soit en termes de son, de contenu ou de packaging. Pour Rio Lobo (le dernier film de Howard Hawks, sorti en 1970), Prometheus avait choisi de placer les morceaux disponibles en stéréo suivis de ceux en mono au détriment de la chronologie du score : LLL rectifie le tir en séparant l’album en trois sections : l’intégrale du score en mono, la source music en grande partie coupée du film (faite de morceaux joués au clairon, à l’harmonica, à la guitare, à la guimbarde et au piano de saloon) accompagnée d’une brève reprise inédite du thème principal à la trompette, puis les passages en stéréo. S’il ne possède pas la puissance de Hour of the Gun ou Rio Conchos (dont le motif “Indien” est ici repris), Rio Lobo galope pourtant dans le haut de gamme : le thème, introduit par la guitare, est parfois décliné par l’orchestre sur des rythmes proches de ceux employés par Elmer Bernstein dans True Grit et The Sons of Katie Elder (Goldsmith les réutilisera dans Wild Rovers un an plus tard) : après tout, c’est aux fans de John Wayne que le film s’adresse. Il est secondé par des plages solaires et nerveuses qui rappellent Bandolero ! et dont les accents mexicains préfigurent ceux d’Under Fire et Bad Girls. Le tout forme un album solide mais plus contemplatif que porté sur l’action, où l’on notera un emploi particulièrement virtuose des cordes dans les harmonies.
Stagecoach (réalisé par Gordon Douglas en 1966) fut le premier CD édité par le label issu du magazine Film Score Monthly, qui malheureusement cessera toute activité dans les mois à venir. Cette réédition, en plus d’améliorer le son de façon très nette et de rétablir les accords de banjo absents de la précédente, ajoute huit minutes inédites (de la source music, la session d’enregistrement d’un morceau et surtout une prise alternative du Main Title) et, contrairement à ce qu’indique le track-listing de la pochette, conserve la chanson du film en bonus caché. A la fois espiègle et héroïque, le score déploie une richesse d’orchestrations qui en font un régal pour les oreilles et l’un des plus attachants du compositeur dans un genre qu’il maîtrisait avec une aisance stupéfiante tout en y faisant preuve d’audaces instrumentales, de ruptures de ton et de cassures de rythmes dignes d’Ennio Morricone. Comme chez FSM, le score est complété par ceux de deux épisodes de la série The Loner, Goldsmith ayant été au début de sa carrière abonné au western télévisé. Un coffret consacré à ses travaux pour Have Gun - Will Travel, Gunsmoke, Wanted Dead or Alive, Rawhide et The Legend of Jesse James serait d’ailleurs le bienvenu ! (Merci à Matt Verboys)

Disponibles chez Cinémusique, 60 rue Alexandre Dumas, 75011 Paris (01 42 60 30 30) et chez l’éditeur :

http://www.lalalandrecords.com/RioLobo.html

http://www.lalalandrecords.com/Stagecoach.html


0 Réponses à “RIO LOBO/STAGECOACH (Jerry Goldsmith, La-La Land)”


  1. Aucun commentaire

Répondre

Vous devez vous connecter pour poster un commentaire.