12
oct

FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2012

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Pour cette vingt-troisième édition du FFBD, moins de brûlots sociaux et de mélos costumés mais plus de films noirs, de thrillers et de polars, comme pour faire écho au 50e anniversaire de James Bond, célébré par la projection d’un documentaire ébouriffant, Everything or Nothing : The Untold Story of 007, et de quelques films de la franchise 007, à commencer par les mémorables Opération Tonnerre, Au Service Secret de Sa Majesté et Casino Royale. Pour le reste, voici le palmarès, remis par un jury qui a eu le bon goût de couronner deux des films que nous avons préféré, en particulier Ill Manors, prix ” coup de coeur ” et non pas du scénario comme il est dit dans la vidéo ci-dessous : comme quoi l’air du large et les plateaux de fruits de mer arrosés de bouteilles de vins blancs font parfois dire n’importe quoi !

Hitchcock d’Or et Prix du Public Studio Ciné Live

Shadow Dancer de James Marsh

Prix de l’image technicoloret Prix Coup de Coeur

Ill Manors de Ben Drew

15
juil

RIO LOBO/STAGECOACH (Jerry Goldsmith, La-La Land)

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Déjà édités respectivement par Prometheus et FSM il y a une dizaine d’années, deux des partitions western les moins connues de Jerry Goldsmith refont surface dans des versions améliorées, que ce soit en termes de son, de contenu ou de packaging. Pour Rio Lobo (le dernier film de Howard Hawks, sorti en 1970), Prometheus avait choisi de placer les morceaux disponibles en stéréo suivis de ceux en mono au détriment de la chronologie du score : LLL rectifie le tir en séparant l’album en trois sections : l’intégrale du score en mono, la source music en grande partie coupée du film (faite de morceaux joués au clairon, à l’harmonica, à la guitare, à la guimbarde et au piano de saloon) accompagnée d’une brève reprise inédite du thème principal à la trompette, puis les passages en stéréo. S’il ne possède pas la puissance de Hour of the Gun ou Rio Conchos (dont le motif “Indien” est ici repris), Rio Lobo galope pourtant dans le haut de gamme : le thème, introduit par la guitare, est parfois décliné par l’orchestre sur des rythmes proches de ceux employés par Elmer Bernstein dans True Grit et The Sons of Katie Elder (Goldsmith les réutilisera dans Wild Rovers un an plus tard) : après tout, c’est aux fans de John Wayne que le film s’adresse. Il est secondé par des plages solaires et nerveuses qui rappellent Bandolero ! et dont les accents mexicains préfigurent ceux d’Under Fire et Bad Girls. Le tout forme un album solide mais plus contemplatif que porté sur l’action, où l’on notera un emploi particulièrement virtuose des cordes dans les harmonies.
Stagecoach (réalisé par Gordon Douglas en 1966) fut le premier CD édité par le label issu du magazine Film Score Monthly, qui malheureusement cessera toute activité dans les mois à venir. Cette réédition, en plus d’améliorer le son de façon très nette et de rétablir les accords de banjo absents de la précédente, ajoute huit minutes inédites (de la source music, la session d’enregistrement d’un morceau et surtout une prise alternative du Main Title) et, contrairement à ce qu’indique le track-listing de la pochette, conserve la chanson du film en bonus caché. A la fois espiègle et héroïque, le score déploie une richesse d’orchestrations qui en font un régal pour les oreilles et l’un des plus attachants du compositeur dans un genre qu’il maîtrisait avec une aisance stupéfiante tout en y faisant preuve d’audaces instrumentales, de ruptures de ton et de cassures de rythmes dignes d’Ennio Morricone. Comme chez FSM, le score est complété par ceux de deux épisodes de la série The Loner, Goldsmith ayant été au début de sa carrière abonné au western télévisé. Un coffret consacré à ses travaux pour Have Gun - Will Travel, Gunsmoke, Wanted Dead or Alive, Rawhide et The Legend of Jesse James serait d’ailleurs le bienvenu ! (Merci à Matt Verboys)

Disponibles chez Cinémusique, 60 rue Alexandre Dumas, 75011 Paris (01 42 60 30 30) et chez l’éditeur :

http://www.lalalandrecords.com/RioLobo.html

http://www.lalalandrecords.com/Stagecoach.html

10
avr

SAVAGES de Oliver Stone

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Ophelia, une jeune hippie maquée à un diplômé de Berkeley converti au bouddhisme et à un ancien Navy SEAL associés dans la culture de la marijuana, est kidnappée par un cartel Mexicain, obligeant ses deux boyfriends à entrer en guerre contre les barons de la drogue avec l’aide d’un agent fédéral. Ce bref résumé est d’autant plus riche en promesses que l’histoire s’inspire d’un roman du surdoué Don Winslow (La Griffe du chien, La Patrouille de l’aube, Satori), adapté par l’auteur en collaboration avec Shane Salerno (Hawaii Five-O) et Oliver Stone, pour qui Savages marque un retour au style agressif et flamboyant de L’Enfer du dimanche. Il est épaulé par un casting royal : Blake Lively (The Town) incarne la blonde héroïne, Aaron Johnson (Kick-Ass) et Taylor Kitsch (John Carter, Battleship) ses amants, John Travolta un agent de la DEA et Salma Hayek et Benicio Del Toro les trafiquants, sans oublier Uma Thurman, Emile Hirsch et Trevor Donovan (Beverly Hills 90210). Rendez-vous dans les salles françaises courant août pour ce qui s’annonce comme l’électro-choc de l’été !

04
avr

THE SWEENEY de Nick Love

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Adapté de la série télé seventies Regan par le scénariste de Trainspotting, The Sweeney est réalisé par Nick Love, à qui l’on doit deux films sur les hooligans britanniques (The Football Factory et The Firm), un polar eighties sous le soleil d’Espagne (The Business) et surtout le vigilante Outlaw avec Sean Bean. Bien que son acteur-fétiche Danny Dyer soit absent du casting de son nouveau film, pas de quoi se plaindre à ce niveau puisqu’il cède la place à Damian Lewis (Homeland), Hayley Atwell (Les Piliers de la terre, Captain America), Steven Waddington (Le Dernier des Mohicans, Les Tudors), Ben Drew (Harry Brown) et surtout l’impressionnant Ray Winstone, qui interprète ici Jack Regan, inspecteur de la London Metropolitan Police au sein de la flotte du Flying Squad, spécialisée dans les poursuites et la tôle froissée. Un Fast & Furious British ? Pas vraiment, même si l’action a été transposée des années soixante-dix au Londres actuel : The Sweeney, dont l’écriture a été supervisée par le créateur de la série, vise plutôt à ranimer la violence et l’immoralité qui firent de celle-ci l’une des plus mémorables de l’histoire de la télévision anglaise. La sortie dans les salles de la perfide Albion étant prévue le 21 septembre, cela en fait un sérieux candidat pour le prochain Festival du Film Britannique de Dinard…

21
fév

IMMORTEL MICHAEL KAMEN

Le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis la disparition prématurée de Michael Kamen en novembre 2003, les labels de béo ne se sont pas bousculés pour lui rendre hommage : si on excepte sa musique pour l’épisode de la série Amazing Stories Mirror, Mirror, éditée par Intrada sur une compilation trois ans après sa mort, rien à signaler, au grand désespoir de ses nombreux fans. La malédiction semble enfin être levée, puisque ce ne sont pas moins de trois scores d’action du compositeur qui viennent d’être exhumés. Le plus prestigieux d’entre eux, Die Hard, était déjà sorti chez Varèse Club en 2002 sur un CD malheureusement handicapé par une prise de son étouffée, un montage des morceaux aléatoire et l’absence de plusieurs passages. La-La Land rectifie le tir avec une réédition intégrale améliorée à tous les niveaux, même si le bref mais indispensable Main Title (avec ses fameux carillons hérités de Lethal Weapon) et trois autres extraits absents des sessions d’enregistrement n’ont pu être récupérés qu’en mono. Pour le reste, le son est éclatant et donne toute sa dimension à cette partition aux cuivres explosifs et au rythme furieux (cf. Assault on the Tower, The Battle/Freeing the Hostages et Happy Trails) ponctuée de reprises de L’Hymne à la Joie de la Neuvième Symphonie de Beethoven : une idée du réalisateur John McTiernan, destinée à rendre hommage à Orange mécanique, que Kamen prolongea en citant également Singin’ in the Rain, ces deux emprunts illustrant les actions des terroristes, vus par le cinéaste comme les héritiers des « Droogs » du film de Kubrick. En bonus tracks, on trouvera, outre un morceau écarté au montage (The Nakatomi Plaza, déjà présent sur la compilation Michael Kamen’s Opus sous le titre Takagi Dies), une prise alternative de L’Hymne à la Joie, les deux chansons du film (Let it Snow et Christmas in Hollis de Run DMC) et, en bonus caché, la version inédite du Main Title qu’on pouvait entendre sur le CD pirate de Die Hard sous le titre Roy Rogers Meets Beethoven’s Ninth. Si l’extrait recyclé de Man on Fire de John Scott utilisé dans le film est bien là, on regrettera cependant que celui tiré d’Aliens de James Horner, qui accompagnait la scène où le sergent Powell abat le dernier terroriste, n’ait pu être intégré. C’est bien le seul reproche qu’on puisse adresser à cet album historique, qui rend enfin justice à l’un des meilleurs action scores des années 80, en espérant que les deux séquelles bénéficieront du même traitement dans un proche avenir.

REDNECK POWER
Die Hard fait partie des nombreux films que Michael Kamen mit en musique pour le producteur Joel Silver, qui fit de lui son compositeur d’élection non seulement pour cette franchise mais aussi pour celle des Arme fatale et des films comme Action Jackson, Hudson Hawk, Le Dernier samaritain et Roadhouse, film culte des eighties réalisé par Rowdy Herrington et mettant en vedette le regretté Patrick Swayze dans le rôle de Dalton, videur de bar diplômé en philosophie et fan de Légendes d’automne de Jim Harrison. L’album sorti en 1989 ne proposait que les chansons du film, pour la plupart interprétées par le Jeff Healey Band et par Swayze lui-même. A défaut d’avoir pu localiser l’ensemble des sessions d’enregistrement du score (il manque la version orchestrale de Emmett’s House Explodes et le passage situé entre le moment où Dalton trouve son meilleur ami mortellement blessé-formidable Sam Elliott- et le climax final), Intrada offre une belle redécouverte de cette musique aux accents western et redneck, qui s’appuie parfois sur les synthétiseurs pour créer une ambiance paisible ou tendue (On the Rooftop, This is My Town) mais reste très généreuse en matière d’action symphonique. On pense à Basil Poledouris et à Open Range (la mélodie Americana de The Homestead), à Ry Cooder et au concerto pour guitare de Kamen et Clapton (Loading Dock Fight, Emmett’s House Explodes) et bien sûr à Die Hard et Lethal Weapon dans la dernière partie du CD, où l’orchestre se déchaîne avec emphase et brutalité (Dalton and Reno Fight, The Final Confrontation), le tout complété par un joli Final Theme absent du film. Il en ressort un album d’une grande richesse de styles, doté d’un superbe packaging et d’un booklet bourré d’informations sur la production du film.

INDIAN WARRIOR
Sorti en salles la même année que Road House, Renegades (Flic et rebelle en VF), également édité par Intrada, est un animal bien différent puisque, budget oblige, il s’agit d’un score certes totalement inédit mais aussi entièrement synthétique, un impératif économique regretté par le réalisateur Jack Sholder, musicien dans le civil et grand fan de la musique de Kamen pour Les Aventures du Baron Munchausen. Le compositeur se repose donc sur l’emploi des claviers Kurzweil K250 (premier système de synthés fondé sur une banque de sons échantillonnés) et de flûtes ethniques pour créer une partition influencée par la tradition musicale des Indiens d’Amérique (qu’il revisitera quelques années plus tard pour sa symphonie The New Moon in the Old Moon’s Arms) et qui évoque l’approche “spirituelle” adoptée par James Horner dans Thunderheart. En dehors de passages d’action percussifs souvent dissonants, le score, très atmosphérique, s’appuie sur une signature mélodique reprise de l’ouverture du thème de Dead Zone et sur un motif Indien obsédant. Si le résultat est parfois impressionnant compte tenu du manque de moyens, l’absence d’un orchestre se fait cruellement sentir dans les passages où les synthés tentent de sonner comme tel, et il faut vraiment être très fan de Kamen pour arriver au bout des soixante-dix sept minutes de l’album, qui réserve cependant quelques envoûtants trésors cachés. Dommage qu’ils soient un peu noyés dans la masse. Espérons toutefois que ce revival Kamen n’est pas qu’un sursaut et que ses partitions inédites ou incomplètes (Highlander, Robin Hood Prince of Thieves, The Three Musketeers, Someone to Watch Over Me, The Last Boy Scout, Licence to Kill, la franchise Lethal Weapon, le choix est vaste) puissent (re)voir le jour du vivant de ses admirateurs !
Special Thanks to Roger Feigelson and Matt Verboys
http://www.lalalandrecords.com/Die.html
http://store.intrada.com/s.nl/it.A/id.7419/.f
http://store.intrada.com/s.nl/it.A/id.7420/.f
ALBUMS DISPONIBLES CHEZ CINÉMUSIQUE, 60 RUE ALEXANDRE DUMAS, 75011 PARIS, TEL 01 42 60 30 30

13
fév

HATFIELDS & McCOYS de Kevin Reynolds et Kevin Costner

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C’est pour tenir le rôle principal de Hatfields & McCoys que Kevin Costner, que l’on verra dans quelques mois en père adoptif de Clark Kent dans Man of Steel de Zack Snyder, a décliné celui de l’âme damnée de Leo Di Caprio dans Django Unchained de Tarantino, cédant la place à Kurt Russell. L’occasion pour lui de retrouver le réalisateur Kevin Reynolds presque vingt ans après Waterworld et de travailler avec l’un des scénaristes de Deadwood et le producteur Darrell Fetty, jadis acteur chez John Milius (Le Lion et le vent, Big Wednesday) et dans un téléfilm déjà inspiré par la même histoire réalisé en 1975 par Clyde Ware avec James Keach et Robert Carradine, qui se retrouveront tous deux sur Le Gang des frères James de Walter Hill. Mais Costner n’est pas le seul dur à cuire du casting : Bill Paxton, Tom Berenger et Powers Boothe font eux aussi cracher la poudre, épaulés par un solide casting féminin puisque s’y croisent Mare Winningham (partenaire de Costner dans Wyatt Earp), Lindsay Pulsipher (The Oregonian, True Blood et la série The Beast, ultime rôle de Patrick Swayze) et Jena Malone (Sucker Punch). Inspiré de faits réels, Hatfields & McCoys relate la guerre opposant deux familles à la frontière du Kentucky et de la Virginie de l’Ouest dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle. Originaires d’Ecosse, les McCoy combattent pour l’Union durant la Guerre de Sécession, tandis que les Hatfield rallient la cause sudiste en montant une milice commandée par le chef de clan, « Devil » Anse Hatfield (Kevin Costner), suspecté d’avoir abattu l’un des membres de la famille McCoy, démobilisé peu avant l’issue du conflit. La rancoeur et la haine sont donc déjà bien présentes lorsque treize ans plus tard, les deux familles se disputent la propriété d’un cochon. Déboutés par le tribunal (présidé par l’un des Hatfield), les McCoy exécutent l’homme ayant témoigné en faveur de leurs voisins. C’est alors qu’une jeune fille de leur famille les quitte pour aller vivre avec le fils de « Devil » Anse Hatfield, provoquant une escalade de violence qui fera des dizaines de victimes et culminant lors du fameux Massacre de la Nuit du Nouvel An 1888. Tourné en Roumanie et diffusé sur History Channel à partir du 28 mai, Hatfields & McCoys est un sujet en or massif pour l’homme de Danse avec les loups, Postman et Open Range : c’est sans doute pour ça qu’il n’a pas hésité à le co-réaliser avec son ami Kevin Reynolds, faisant de ce western télévisé l’un des événements cinématographiques de l’année.

08
fév

JASON BOURNE : L’HÉRITAGE de Tony Gilroy

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Tony Gilroy n’ignore rien de la franchise Jason Bourne puisque c’est à lui que revint la tâche d’adapter l’oeuvre de Robert Ludlum sur les trois premiers opus. Etant également metteur en scène, il était donc légitime qu’il se voit confier un jour la réalisation d’un film de la série, à savoir Jason Bourne : L’Héritage (The Bourne Legacy en VO), qui sortira en France le 19 septembre et où Jeremy Renner succède à Matt Damon. L’ennui, c’est que les deux films mis en boîte par Gilroy à ce jour, Michael Clayton et Duplicity, étaient honnêtement troussés mais aussi effroyablement pantouflards ! De quoi craindre le pire pour ce qui est censé être un thriller d’action complexe et dynamique et dont le héros, Aaron Cross, subit directement les conséquences des actions menées par Bourne dans les films précédents. Les premières images du film, accompagnées sauf erreur d’extraits du score de James Newton Howard, ont de quoi rassurer, en plus de confirmer que le style documentaire et surdécoupé cher à Paul Greengrass dans La Mort dans la peau et La Vengeance dans la peau ne sera cette fois pas de mise. Scott Glenn, Joan Allen, Albert Finney et David Strathairn rempilent pour ce reboot déguisé en nouvel épisode, rejoints par Rachel Weisz, Edward Norton, Oscar Issac (Drive) et Stacy Keach. Renner, remarqué dans Démineurs, The Town, Thor et M:I:4, semble bel et bien destiné à devenir une action star, quelques mois avant le come-back de Daniel Craig en James Bond dans Skyfall.

01
fév

GET THE GRINGO d’Adrian Grunberg

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Co-écrit (et produit) par Mel Gibson avec le metteur en scène Adrian Grunberg (son assistant réalisateur sur Apocalypto), Get the Gringo (un titre un peu plus accrocheur que How I Spent my Summer Vacation, prévu à l’origine) sortira aux Etats-Unis le 1er mai… en VOD. Pour ce qui est de la sortie en salles, elle sera limitée à une première à Austin, Texas, laquelle sera retransmise dans dix autres à travers le pays. On espère que cette diffusion limitée, destinée à tester le potentiel de la VOD, ne sera pas reprise en France, d’autant que les premières images du film ont de quoi provoquer l’enthousiasme. Mel y est un criminel qui, appréhendé par les autorités mexicaines, est envoyé dans une prison infestée d’ordures professionnelles où il va devoir apprendre à survivre, avant de rencontrer une veuve et son fils qu’il va mettre sous sa protection, le tout éclairé par Benoît Debie, le chef-op de Gaspar Noé et de Fabrice du Welz. De réjouissants seconds couteaux sont à l’affiche, dont des habitués de la taule (Peter Stormare de Prison Break, Bob Gunton des Evadés) mais aussi Dean Norris (Breaking Bad) et Patrick Bauchau, l’inoubliable âme damnée de Christopher Walken dans Dangereusement vôtre. Une chose est sûre, Get the Gringo sera plus burné que Hors de contrôle, le dernier polar en date de Mel qui, bonne nouvelle, s’est remis à préparer activement son film de Vikings et un peplum relatant la révolte du guerrier Juif Judah Maccabee contre l’envahisseur gréco-syrien dans la Judée de l”Antiquité !

31
jan

SANS ISSUE de Mabrouk El Mechri

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Pour son premier film US, le réalisateur de JCVD et Maison close, à l’instar de Florent-Emilio Siri il y a sept ans avec Otage, met en vedette Bruce Willis pour un thriller tourné en Espagne où un touriste américain (Henry Les Immortels Cavill, le futur Superman de Zack Snyder) voit sa famille kidnappée et découvre une conspiration gouvernementale  alors qu’il tente de lui porter secours. Sigourney Weaver et Roschdy Zem, la plus belle gueule du polar français, sont également à l’affiche. La bonne nouvelle, c’est que le film, intitulé aux Etats-Unis The Cold Light of Day, est produit par Intrepid Pictures (Sécurité rapprochée du Suédois Daniel Espinosa avec Denzel Washington), société qui semble avoir du flair pour repérer les cinéastes européens aptes à faire leurs preuves à Hollywood. La sortie française aura lieu le 4 avril.

30
jan

THE HUNTER de Daniel Nettheim

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Tiré d’un roman de Julia Leigh (par ailleurs réalisatrice de Sleeping Beauty), The Hunter est produit par l’équipe du brillant Animal Kingdom et photographié par le chef-op de Triangle de Christopher Smith, ce qui devrait suffire à éveiller l’attention s’il ne proposait pas en plus deux royales têtes d’affiche, à savoir le toujours fringant Willem Dafoe et l’impeccable Sam Neill, actuellement vedette de la série Alcatraz de JJ Abrams. Dafoe y est un « grand chasseur blanc » embauché par une compagnie de biotechnologie pour recueillir des échantillons de tissus et d’organes d’un redoutable prédateur, le Tigre de Tasmanie, dont la race est prétendument éteinte. Chemin faisant, il se lie d’amitié avec les enfants de la femme d’un habitant de la région, disparu huit mois plus tôt dans les montagnes où il s’apprête à crapahuter. Après avoir découvert le cadavre du mari et la tanière d’un tigre, il se rend compte qu’il est traqué par un mercenaire à la solde de ses propres employeurs. Histoire de s’imprégner du rôle, l’acteur a travaillé avec un spécialiste de la survie qui lui a notamment appris comment procéder pour que les animaux ne détectent pas son odeur dans le bush. On espère que The Hunter, réalisé par un téléaste très actif en Australie où il est sorti en octobre dernier, trouvera le chemin des salles françaises : il semble en effet marqué par l’influence du cinéma de Peter Weir. Belle référence.